La FEBRAP présente les enjeux des ETA bruxelloises au ministre Laurent Hublet

La FEBRAP a rencontré Laurent Hublet, ministre bruxellois en charge de l’Emploi et de la Formation professionnelle, ainsi que ses collaborateurs en charge des matières liées au handicap et Stéphanie Lange, députée francophone bruxelloise. Cette rencontre, suivie d’une visite de terrain chez TRAVIE, a permis de présenter les réalités, les défis et les besoins des Entreprises de Travail Adapté (ETA) bruxelloises.

Un acteur majeur de l’emploi inclusif à Bruxelles

Les 12 Entreprises de Travail Adapté bruxelloises emploient quelque 1.800 travailleurs, dont 1.450 personnes en situation de handicap, et proposent ensemble plus de 60 métiers et services sur près de 90.000 m² d’ateliers.

Le modèle belge se distingue notamment par le statut accordé aux travailleurs en situation de handicap : ceux-ci bénéficient d’un véritable contrat de travail et d’un salaire, tout en exerçant une activité professionnelle adaptée à leurs capacités.

Derrière ces chiffres se cache toutefois une réalité économique et sociale de plus en plus complexe.

Des défis importants pour préserver l’emploi des travailleurs les plus fragiles

Les métiers exercés au sein des ETA évoluent. Les activités simples se raréfient tandis que les prestations demandées par les clients deviennent plus complexes et nécessitent davantage de compétences et d’accompagnement.

Dans le même temps, le secteur doit faire face au vieillissement de ses travailleurs, aux difficultés croissantes pour maintenir dans l’emploi les personnes présentant les profils les plus fragiles et à une pression économique importante.

La situation financière des entreprises témoigne de cette fragilité : depuis 2019, 9 ETA bruxelloises sur 12 présentent de manière récurrente un résultat d’exploitation négatif.

Des propositions concrètes portées par la FEBRAP

Face à ces constats, la FEBRAP a présenté plusieurs pistes d’action afin de consolider durablement le modèle des ETA bruxelloises :

  • renforcer l’encadrement et le soutien social, indispensables pour permettre aux ETA de développer des métiers plus complexes tout en maintenant l’emploi des travailleurs les plus fragiles ;
  • encourager davantage la sous-traitance vers les ETA, tant de la part des entreprises privées que des acteurs publics ;
  • faire respecter les obligations d’emploi de personnes en situation de handicap dans les administrations publiques et mieux mobiliser les ETA dans ce cadre ;
  • soutenir le développement d’activités porteuses, capables de créer de nouvelles opportunités professionnelles adaptées ;
  • améliorer la visibilité du secteur, de ses compétences et de son impact économique et social.

Du plaidoyer à la réalité du terrain

La rencontre s’est poursuivie par une visite de TRAVIE, l’une des 12 ETA bruxelloises.

Une étape essentielle pour confronter les constats et les chiffres à la réalité quotidienne : des activités de plus en plus techniques et valorisantes, des savoir-faire professionnels et des équipes engagées et fières de leur travail.

Cette rencontre a permis d’établir un dialogue constructif autour de l’avenir du secteur et de partager une volonté d’avancer.

Prochaine étape : une réunion de travail avec le Cabinet afin d’approfondir les pistes évoquées et de traduire ces échanges en mesures concrètes pour soutenir durablement l’emploi des personnes en situation de handicap à Bruxelles.

La FEBRAP présente les enjeux des ETA bruxelloises au ministre Laurent Hublet

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